Lundi 4 mai 2009
bulletins-electroniques.com  Par le Dr. Claire Mouchot

Une équipe de scientifiques britanniques du lnstitute of Psychiatry au King's College à Londres, a utilisé une nouvelle technique pour réparer du tissu nerveux dans le cerveau de rat, détruit à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC).

Cette technique repose sur l'usage d'une matrice en polymère PGLA (pour acide polylactico-polyglycolique) dont la taille ne dépasse pas un dixième de millimètre. Plus d'un millier de ces matrices, remplies de cellules souches neurales, sont alors injectées au sein de l'espace du cerveau laissé vide par l'AVC. Un avantage non négligeable de cette technique est qu'en raison de leur petite taille, ces matrices peuvent être injectées à l'aide de seringues fines, permettant d'éviter une opération invasive à grande échelle. L'emplacement exact de la zone ciblée est visualisé par imagerie par résonance magnétique (IRM), qui permet également l'observation de l'évolution.

Les résultats obtenus sont encourageants : les chercheurs ont observé que ces matrices viennent tapisser la cavité cérébrale en adoptant sa forme de façon exacte. De cette manière, les cellules souches migrent le long des matrices où elles ont été chargées, et forment du tissu nerveux primitif. Elles peuvent ainsi établir de nouvelles connections avec les neurones sains encore présents à la périphérie de la cavité. Ce phénomène se produit dans un intervalle d'environ une semaine. La matrice finit par se dégrader, et les espaces qu'elles libère sont également comblés par cette nouvelle croissance nerveuse et vasculaire.

Ces résultats démontrent une avancée importante en termes d'espoir de traitement chez l'Homme. En effet, des études antérieures réalisées chez un modèle de rat avaient indiqué que les cellules souches injectées directement (c'est-à-dire sans matrice polymère) dans la zone touchée par l'AVC se répandaient également dans le tissu cérébral sain.

L'équipe tente aujourd'hui, en collaboration avec une équipe de Nottingham University, d'ajouter dans cette matrice la protéine VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) dont le rôle principal est de favoriser la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins, nécessaires à la croissance des cellules nerveuses du cerveau.
 
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Vendredi 1 mai 2009
Un nouvel accord d'une durée de 5 ans vient d'être passé entre le Wave Power Research Group de Queen's University à Belfast et la firme Aquamarine Power Ltd afin de tester et déployer une nouvelle génération de centrales hydroélectriques convertissant l'énergie cinétique des vagues et des courants marin en électricité. Le premier prototype de ce type de centrale hydroélectrique appelé Oyster, sera testé en mer au cours de l'été 2009 sur l'un des sites de l'EMEC (European Marine Energy Centre) situé au large de l'archipel des Orcades dans le nord de l'Écosse.


L'Oyster qui sera ancré entre 10 et 12 m de profondeur se compose d'un flotteur et d'une pompe à double piston. Lorsqu'une vague vient frapper et déplacer le flotteur, celui-ci active la pompe qui propulse sous pression de l'eau contenue dans un tube relié à la côte. L'eau ainsi pulsée parcourt le tube et arrive à la côte où se trouvent des turbines hydro-électriques chargées de convertir son énergie mécanique en électricité.

Selon son emplacement et sa configuration, chaque équipement peut générer une puissance de 300 à 600 kW. Chaque station hydroélectrique pourrait être reliée à environ dix Oysters, ce qui alimenterait plus de 3 000 foyers en électricité. Sa relative simplicité (mécanisme et forme) et son faible risque de pannes sont autant d'éléments qui rendront le coût de fabrication de l'Oyster compétitif.

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Lundi 27 avril 2009
Une réduction de 70% des émissions de gaz à effet de serre, et surtout de CO2, durant ce siècle, serait suffisante pour sauver les glaces de l'Arctique et éviter les conséquences les plus désastreuses du réchauffement climatique, selon une étude publiée le 14 avril 2009 dans Geophysical Research Letters par le Dr. Warren Washington (NCAR, National Center for Atmospheric Research). Le réchauffement dans l'Arctique serait ainsi réduit quasiment de moitié, ce qui aiderait à préserver les pêcheries et les populations d'oiseaux marins et d'animaux polaires, comme les ours blancs, notamment dans le nord de la mer de Bering, estiment les auteurs.

La température continuerait d'augmenter, mais les aspects potentiellement les plus dangereux du changement climatique (fonte de la calotte glaciaire, réduction du permafrost, montée du niveau des océans) pourraient être partiellement évités.

"Ces travaux montrent que nous ne pouvons plus éviter un réchauffement important de la planète au XXIe siècle", relève Washington. "Mais si le monde parvenait à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 70%, nous pourrions stabiliser la menace présentée par le changement climatique et éviter une catastrophe."

La température moyenne du globe a grimpé de presque 1°C depuis l'ère pré-industrielle (milieu du XIXe siècle). Ce réchauffement est notamment dû aux émissions de gaz à effet de serre, et surtout au dioxyde de carbone (CO2), rappelle l'étude. Les gaz à effet de serre dans l'atmosphère sont par ailleurs passés de 284 parties par million (ppm) au milieu du XIXe siècle, à plus de 380 aujourd'hui. Les dernières recherches indiquent qu'un accroissement supplémentaire de 1°C de la température pourrait déclencher un changement climatique dangereux.

Les auteurs estiment que le taux de CO2 atmosphérique pourrait être plafonné à 450 ppm à la fin du siècle, un niveau réalisable si les mesures d'économie d'énergie et le développement de technologies vertes sont rapidement mis en œuvre. À ce niveau, les températures moyennes n'augmenteraient d'ici la fin du siècle "que" de 0,6°C au-dessus du niveau actuel. En revanche, si rien n'est fait, la concentration de CO2 atteindra 750 ppm d'ici 2100, selon les projections, avec des conséquences dramatiques.

[@RT Flash]
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Vendredi 17 avril 2009
STX France Cruise SA (ex-Chantiers de l'Atlantique), a présenté un paquebot d'un genre nouveau : le paquebot écolo. Ce navire, baptisé Eoseas, a été conçu dans le cadre du programme Ecorizon, dont l'objectif est de trouver des solutions écologiques pour les paquebots de croisière, devenus de vraies villes flottantes.

Ce paquebot vert du futur, long de 305 m et capable d'embarquer 3311 passagers et 1089 membres d'équipages, a cinq coques. Ses cinq mâts portent 12 440 m² de voilure semi-rigide; il pourra, avec des vents soutenus, avancer uniquement sous voile et par vent faible, ses voiles fourniront 10% de l'énergie nécessaire à sa propulsion.

Son éclairage sera assuré par près de 1 000 m² de panneaux solaires. Il sera aussi doté d'une centrale de trigénération au Gaz naturel liquéfié (GNL) avec stockage innovant du GNL (un système avancé de récupération de la chaleur), traitement des eaux usées et valorisation énergétique des déchets. Enfin, un système de lubrification à air sous la coque fera gagner 17% au niveau des frottements pour réaliser des économies de carburant.

L'Eoseas innove encore dans sa construction (en matériaux recyclables) et dans la gestion de l'énergie (double peau et panneaux solaires).

Cette véritable révolution flottante pourrait voguer sur les mers d'ici 3 à 5 ans. Pour un coût supérieur de 30% à celui d'un paquebot conventionnel.
Par cri@w3 - Publié dans : Environnement - Communauté : Ecologie et Environnement
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Mardi 14 avril 2009
Il y a tout juste cinquante ans, Jérôme Lejeune démontrait l'origine génétique du mongolisme, maladie due à la présence de trois chromosomes 21 au lieu de deux. Le séquençage de ce chromosome effectué en 2 000 a permis aux chercheurs de passer au crible les centaines de gènes qu'il contient avec l'espoir de déterminer ceux qui parmi eux pouvaient être en partie responsables de la maladie.

Une collaboration internationale dirigée par Jean Delabar (Université Paris Diderot-Paris7 / CNRS)a retenu le gène de la Dyrk1A, l'une des rares enzymes du cerveau codées par le chromosome 21. En effet, sa présence en trois exemplaires peut à elle seule entraîner chez la souris comme chez l'homme un trouble du développement cérébral et de l'apprentissage comparable à celui des personnes atteintes de trisomie 21.

Pour réduire l'activité excessive de Dyrk1A, les chercheurs ont eu recours à un produit naturel et inoffensif très concentré en un inhibiteur de cette enzyme, le thé vert. Son utilisation s'est avérée efficace. La consommation quotidienne d'infusion de thé vert dès leur gestation a éliminé chez les souris malades tous leurs symptômes neurologiques. "Notre objectif est maintenant de confirmer cet effet du thé vert sur des modèles de souris plus proches de la trisomie 21 humaine", précise Jean Delabar. Chez l'homme, des études de toxicité devront d'abord être effectuées, car l'enzyme ciblée joue un rôle important dans le développement et le fonctionnement cérébral.

Pour Jacqueline London, présidente de l'Association française pour la recherche sur la trisomie 21 (AFRT), "Ce résultat très encourageant, avec d'autres travaux récents, nous fournit plusieurs pistes pharmacologiques sérieuses pour influer le cours de la maladie et arriver à freiner l'instauration des handicaps."

Grâce aux soins dont elles bénéficient, la longévité des trisomiques 21 ne cesse de progresser en France et peut maintenant atteindre 70 ans. L'objectif des familles comme des chercheurs est de leur permettre de s'intégrer au mieux au sein de la population au lieu de les cantonner dans des établissements spécialisés. "Un traitement qui permettrait aux trisomiques d'atteindre un QI de 70-80 serait déjà un progrès considérable, souligne Jean Delabar, car il leur permettrait de mener une vie autonome."

PLoS One   [@RT Flash]
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